Participation PRIX D’ART URBAIN PÉBÉO-FLUCTUART

Depuis 2016, le concours MIXED MEDIA encourage la découverte de talents de la scène artistique contemporaine. Pour cette 5ème édition, le concours met en valeur l’art urbain.

PRIX D’ART URBAIN PÉBÉO

Depuis 2016, le concours MIXED MEDIA encourage la découverte de talents de la scène artistique contemporaine. Pour cette 5ème édition, le concours met en valeur l’art urbain.

Le prix organisé par Pébéo, fabricant de couleurs, a pour objectif principal de promouvoir des artistes français et étrangers. Le concours était ouvert aux artistes issus de la scène street art et graffiti, toutes techniques confondues (peinture, pochoir, collage, mosaïque, sculpture…) afin de mettre en lumière des artistes émergents du street art.


Mon oeuvre :


Fleur au fusil; 100 x 80 cm; Acrylic et markers

À travers le Monopoly, j’ai ironisé et rendu irrationnelle et grotesque toute tentative préalable de justification de la guerre.


À cette scène, j’ai opposé à la réalité le regard triste du personnage principal symbolisant les victimes de notre société. Pour imaginer la force dont il a besoin face au monde actuel, je l’ai inscrit dans une architecture. Je présente un tableau de notre société absurde comme champ de bataille avec de multiples détails sur un plateau de jeu.


Il y a celui qui pense être le maître du jeu libérant paradoxalement la colombe de la paix, des soldats verts dits figurines de notre enfance nous rappelant une nouvelle fois l’incohérence et l’incompréhension de la guerre.


Il y a la case « chance » mais aussi des armes nécessaires à toute guerre, des impôts à payer illustrants le carcan rituel contribuant à la guerre. Nous avons affaire à une toile ironique dans laquelle je construis une argumentation indirecte afin d’imaginer une façon de « monopoliser » le monde. Les rouages de la guerre m’ont tourné vers les œuvres d’Otto Dix, ce qui m’a permis d’imager l’infirme qui jette un projectile devant lui.


Ici, des dés soulignant une nouvelle fois le non-sens et le résultat aléatoire d’une guerre. J’ai imaginé et organisé différentes formes cubiques sur lesquelles les sens viennent se faire et se défaire. Dans mon œuvre, il n’y a pas réellement de gagnant, le seul but est d’être le dernier en jeu, le survivant.


Le grand perdant est l’humanité et le titre « fleur au fusil » symbolise l’attitude courageuse qu’a le monde face au côté déraisonnable et insensé de la bêtise humaine représentée par les plantes grimpantes sur la zone du combat.

Project Gallery