Interview Magazine Art Majeur

1.Qu'est-ce qui vous a poussé à aborder l'art et à devenir artiste ? (événements, sentiments, expériences..) 

 

 

J’ai toujours aimé dessiner, tout jeune j’étais intéressé par les arts visuels. Avant de suivre un parcours logistique, j'avais postulé dans une école de BD  puis suis passé par la scène graffiti. Le dessin a toujours été quelque chose d'extrêmement puissant et présent dans ma vie. Le lendemain de ma 28ème année, je me suis mis à peindre. C’est comme ça que j’ai réalisé ma première peinture hors street art. 

 

2. Quel est votre parcours artistique, les techniques et les sujets que vous avez expérimentés à ce jour ? 

 

Je n’ai pas suivi de cursus artistique. Mes œuvres sont principalement constituées de portraits, de scènes de la vie quotidienne et de combats entre autres. J’expérimente aussi des appropriations de sujets classiques tels que les baigneuses. Je peins principalement à l’acrylique et la spray. J’utilise égale l’aérographe, les feutres à alcool, le posca, la craie à base d’huile … 

 

 

 

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3. Quels sont les 3 aspects qui vous différencient des autres artistes, rendant votre travail unique ?

 

J’essaie simplement de renouveler le genre cubiste en adoptant une approche ludique et expérimentale. L’art, selon moi, doit être un terrain représentant notre vie, il est le mélange entre l’art conceptuel et l’art esthétique. J’essaie de faire dialoguer mon art et l’idée avec le spectateur et d’être en connexion avec dés scènes quotidiennes en apportant une touche ironique.

 

 

4. D'où vient votre inspiration ?

 

J’ai beaucoup travaillé sur les portraits, mais aussi des scènes de vie plus généralement sur des scènes parlant à tous. Ça se ressent beaucoup dans mes premiers travaux. J'aime aussi l’histoire et la mythologie, il y a un passé très nourrissant qui nous invite à découvrir plus de richesses.

Je passe des heures à m'inspirer, ça peut être un petit élément dans ma vie, une personne, un mot, un objet ou même une anecdote.

5. Quelle est l'intention de votre art ? Quelles visions, sensations ou sentiments souhaitez-vous évoquer chez le spectateur ?

 

J’interprète les innombrables sujets de la vie quotidienne et apporte de nouvelles perspectives aux scènes banales en offrant aux gens une chance d'apprécier l'ordinaire. L’essentiel pour moi est de créer quelque chose d’unique car je pense que la peinture doit caractérise notre caractère, nos émotions. Selon moi, il est important de pouvoir raconter quelque chose mais aussi ce qui nous lie les uns aux autres. Tout cela construit mes récits. D’ailleurs, la plupart de mes œuvres se composent de textes qui narrent l’histoire de la dite peinture. 

 

6. Quel est le processus de création de vos œuvres ? Spontané ou avec un long processus préparatoire (technique, inspiration des classiques de l'art ou autre) ?

 

J’ai hérité du graffiti la spontanéité et le fait de ne pas suivre les règles. C’est le pinceau qui dicte mes traits, mes formes et ensuite, la spray. Aucun croquis préalable, ce n’est qu’une constante improvisation et spontanéité. 

7. Quelles techniques préférez-vous ? Si oui, pouvez-vous l'expliquer ?

 

Même si l’huile me tente depuis pas mal de temps, la peinture acrylique sans hésitation. Il y a une rapidité d’exécution mais aussi le sentiment que selon ton niveau, tout est possible. 

 

 

8. Y a-t-il des aspects innovants dans votre travail ? Pouvez-vous nous dire lesquelles ?

 

J’opte pour des œuvres monochromes et c’est aussi une manière pour moi d’accentuer mes formes cubiques. C’est un cubisme que j’imagine de façon construite, un peu comme une imbrication de forme les unes dans les autres.

 

9. Avez-vous un format ou un support avec lequel vous êtes le plus à l'aise ? Si oui, pourquoi ?

Oui, les formats standards: 92 x 73 cm, il est le mélange parfait, ni trop grand et ni trop petit pour pouvoir ajouter du détail. Il permet de laisser libre cour à l’imagination et fonctionne pour la plupart de mes œuvres. 

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10.Où produisez-vous votre travail ? Chez vous, en studio partagé ou privé ? Et dans cet espace, comment s'organise votre production ?

 

Les deux, je travaille en atelier partagé mais aussi chez moi. Chez moi il y a un sentiment de réconfort et tout à portée de main. À l’atelier, il y a des moments de partage et de progression. 

 

 

11. Votre travail vous amène-t-il à voyager pour rencontrer de nouveaux collectionneurs, pour des salons ou des expositions ? Si oui, qu'est-ce que vous y gagnez ? 

 

Pas réellement, j’ai fait bien entendu quelques expositions. Je fais encore partie des artistes peintres pour qui les acheteurs achètent par coup de coeur. Le milieu du collectionneur est une autre paire de manche. 

 

 

12. Comment imagines-tu l'évolution de ton travail et de ta figure d'artiste dans le futur ?

Se faire discret pour prendre plus de recul sur mon travail pour créer de réel exposition sans oeuvre visible sur le net. Créer la surprise. Accentuer les œuvres murales mais aussi les collaborations artistiques. 

13. Quel est le sujet, le style ou la technique de votre dernière production artistique ?

 

Le style est celui que l’on m’a donné à mes débuts Neo cubiste. Les techniques sont la spray, l’acrylique et l’aréographe. Je bosse beaucoup sur une nostalgie des années 90.

 

 

14. Pouvez-vous nous parler de votre expérience d'exposition la plus importante ?

 

Très certainement Solid’art Lille, beaucoup de visiteurs et peu d’espace pour exposer. Beaucoup de promeneurs mais le but de ce genre d’expérience est que le public s’arrête aussi sur ton travail. 

 

 

15. Si tu avais pu créer une œuvre célèbre dans l'histoire de l'art, laquelle choisirais-tu ? Et pourquoi le choisiriez-vous ?

 

Aucune, chaque peinture est unique. Elle est propre au créateur et à l’histoire à laquelle elle appartient. Seul le créateur sait pourquoi il fait cela à l’instant où il l’a fait. 

 

16. Si vous pouviez inviter un artiste célèbre (mort ou vivant) à dîner, qui serait-ce ? Comment lui proposeriez-vous de passer la soirée ?

Une hésitation entre Basquiat et Combas. Mais au vu de la persévérance dans la durée de Combas, je le choisirais. Il nous apprend que rien n’est acquis et qu’il faut parfois être soi même jusqu’au bout. Certainement une collaboration à sa manière du noir avec de la couleur autour ou vice versa